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 Le Djbel Amour (2ème partie) Sujet suivant
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hbenghia


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MessagePosté le: Jeu 22 Nov - 10:04 (2007) Répondre en citantRevenir en haut

Les tribus
Les Amour, qui ont donné leur nom au pays, sont une confédération de tribus arabes nomades dont la plus grosse partie est maintenant plus à l'ouest. Suivis par d'autres hilaliens, ils ont submergé un vieil élément berbère. Ils sont actuellement représentés, dans le Djebel Amour par les trois douars des Ouled Mimoun, Chéraga et Gheraba, et des Ouled Sidi Hamza.
Les Ouled Mimoun Chéragas (orientaux) ont Aflou sur leur territoire ; leurs terrains sont assez pauvres et surtout forestiers.
Les Ouled Mimoun Gheraba (occidentaux) furent historiquement la tribu dominante, directrice, mais ils n'ont pas conservé cette place comme s'ils avaient épuisé le plus clair de leurs forces dans les luttes intestines. On trouve pourtant chez eux la grande famille Nourreddine et un certain nombre de fonctionnaires.
Les Ouled Sidi Hamza, au sud-ouest, sont un douar nettement présaharien. Leur territoire, qui touche à la mer d'alfa d'un côté, tombe sur le Sahara par des abrupts de plusieurs centaines de metres. C'est de ce côté surtout que l'on se rend compte de la hauteur du massif. Les Ouled Sidi Hamza élèvent des chevaux et cultivent de l'orge malgré une sévère érosion éolienne. C'est chez eux que pas-se la piste des grands nomades du sud, Salt Otba, dont le qçar Taouïala est le principal gîte d'étape entre Ouargla et le Sersou. Les femmes Hamzias sont célèbres pour leur beauté.
Les Adjalètes et les Ouled Sidi Brahim, au nord et au nord-ouest commandent la mer d'alfa et la plaine d'El-Ousseukh. Leurs pacages sont exposés aux pluies, leurs dayas sont plantées d'orge et de blé dur. Ils nomadisent sur leur propre territoire, ce qui représente d'ailleurs un rayon assez vas-te, le douar adjali ayant 127.000 hectares. Leur cheptel s'est reconstitué depuis le désastre de 1945. La possession d'un troupeau de quinze à vingt têtes pourrait assurer un minimum vital à chaque fa-mille et l'on a remarqué que les gros troupeaux en période critique, souffrent plus que les petits et les moyens. Le S.A.R. d'élevage modèle des Adjalis, à Guelta, est, je crois, le premier à s'être constitué en Algérie. Il a été suivi de quatre autres, chez les Ouled Yagoub, les Amour, les Naceris et dans les Gadas ce qui fait honneur aux administrateurs qui ont travaillé à Aflou depuis une dizaine d'années.
Au sud et sud-est, vers la commune mixte de Laghouat.
les Ouled Ali Ben Ameur, mélangés sans doute de hilaliens et de berbères, sont particulièrement pauvres, vivant sur une forêt résiduelle et des peuplements d'alfa peu denses. Des irrigations judicieuses et l'utilisation rationnelle des curieuses résurgences de l'Oued Morra, pourraient peut-être améliorer leur sort.
Le douar des Ouled Yagoub el Ghaba (de la forêt) est nettement montagneux et abrite dans ses gadas, massifs abrupts découpés longitudinalement par des gorges profondes à falaises verticales, des descendants de Berbères, tels les Ouled Srour sans doute, qui y trouvèrent refuge contre les Banou Hilal, comme les chrétiens catholiques y avaient, dit-on, fui auparavant les Vandales ariens. Ils élèvent des chèvres, font du charbon de bois et du goudron (avec le bois de genèvrier oxycèdre) et mangent à l'occasion les baies de genèvriers. Nous verrons fout à l'heure, en parlant d'El-Ghicha, une des curiosités du pays. On y a signalé des dépôts salins et des bitumeux qui ont servi aux gazogènes pendant la dernière guerre.
Les Ouled Yagoub Chéraga et les Ouled Yagoub Ghéraba, au sud et à l'ouest, purs hilaliens venus de Tunisie au XIVme Siècle, sont de grands éleveurs et les seuls qui nomadisent loin du Djebel, allant jusque près de Ghardaïa en hiver et Montgolfier, dans le nord, en été ; ce qui leur permet de faire un peu de commerce et de travailler aux moissons dans le Tell, qui a d'ailleurs attiré et retenu une partie d'entre eux dans les périodes difficiles. On pourra se faire une idée des hauts et des bas de la richesse d'une tribu nomade, si l'on songe que ces deux douars, de 6.000 habitants environ, perdirent cinquante mille moutons pendant la sécheresse de 1945-1947, et que leur cheptel camelin passa de quelques milliers à quelques centaines de têtes. Pour l'ensemble de la commune, on a vu, au cours de cette période désastreuse, les ovins passer de 400.000 à 20.000.





Les Ouled Sidi-Naceur appartiennent administrativement à la commune mixte, mais sont plutôt orientés géographiquement et historiquement vers Géryville. Ils se séparèrent naguère des Ouled Si-di Cheikh pour se rallier aux Amour et à l'agha Eddine. Ils sont relativement favorisés au point de vue eaux et pacages et l'on songerait à utiliser l'Oued Qçab pour des cultures luzernières ou fourra-gères.
Les noms de familles des Chorfa d’Aflou sont déformés généralement par les caïds, dans le but de porter atteinte à leur origine arabo-musulmane, de même que les stéréotypés, dans le but de porter atteintes à leurs mœurs sociales nobles qui sont :
- La modestie et la sagesse(Ouleds Sidi Hamza).
- L’éloquence(Ouleds Sid Naceur).
- Le courage(Béni Hilal), la tolérance(Adjalate).
- Le conservatisme( Ouleds Sidi Bouzid).
- La résignation(Ouleds Ali ben ameur, surtout leurs femmes).
- Le savoir etre( les habitants d’El ghicha et ceux de Taouiala).
- L’économie(Les Ouleds Sidi Youssef, les Ouleds Ziad et les Kabyles).
- La fièreté(les Ouled Mimoun Chéraga et Ouleds Sidi Aissa).
… Quant à la générosité, elle est commune chez tous les habitant du Djebel Amour, proportionnelle entre les familles, selon les conditions socio-économiques. Ils sont aussi solidaires entre eux, surtout quand ils se retrouvent hors de leur Djebel. Tous les étrangers confessions et races confondues, qui ont vécu au Djebel, s’affichent, quand ils se rencontre loin d’Aflou, une joie et une satisfaction indescriptible.
De nos jours et au 17/02/2007, grâce aux liens matrimoniales qui ont brisés les tabous existants dans le mariage, les habitants du Djebel forment une seule famille, on voit cela dans les repas de fêtes de noce, funéraires…Ils s’entraident dans la joie et les peines.
Le djebel d’Alfou, appelé autrefois « djebel Rached », a été habité par les berbères Zénètes, envahi par les Béni Hilal(du XIième au XIIIième siècle), il l’ont abandonné en parti pour les hauteurs de l’Est de Tlemcen et du Tell. D’autres berbères Zénètes, éparpillé à travers le Maghreb occidental, les ont remplacé au djebel, se sont les Maghraoui appelés Sindjas. Les béni Hilal(dont on parlera au quatrième chapitre) se sont mélangé à des nomades, les Amour. Des luttes intérieures, les divisent en deux groupes : Les Ouleds Zekri au sud-est (ceux de l’annexe de Ain Safra :Ouleds Boubekeur, Ouleds Slim, Ouleds Souileh) et les Mohayas. Ils habitèrent le mont des Béni Rached, qui fut peu à peu, au début du XIIIième siècle, remplacé par le nom des Amour.
Actuellement ces deux tribus sont appelés : Ouleds Mimoun Gheraba(Est) et Ouleds Mimoun Chéraga(Ouest). Au XIVième siècle, le Djebel Amour, était placé sous l’autorité d’une grande tribu nomade arabe les Soueid qui sont les Zoghba.
Les Ouleds Mimoun chéraga, les Ouleds Mimoun Ghéraba, les Ouleds Sidi Hamza, forment les amours et sont d’origine arabes ( Le pays d’Abel p :181). Les Ouleds Sidi Bouzid sont présent au Djebel du temps des Béni Rached, avant les Béni Hilal. Les Adjalets, les Ouleds Sidi Brahim, ne sont pas aussi étrangers au Djebel. Tous sont des arabes… Les Ouleds Sid Naceur (arabes aussi) ont été greffé par le colon français au Djebel Amour, ainsi les gens de Laghouat Ksel, des Ouleds Sidi Tifour(1872, Aflou était le centre de l’annexe mixte du Djebel Amour, à cette époque, l’annexe a été séparé de Tiaret et quelques tribus, détachées de Géryville –Actuellement (ElBayadh) lui ont été jointes. Après d’autres modifications(1881-1900), seuls les Ouleds Sid Naceur sont restés rattachés à Aflou.
Jadis, la défense d’Aflou était assurée par la montagne, Les fragiles maisons ne peuvent rien. Les remparts des Ksours sont médiocres.
Une campagne faite par le bey de Mascara, obligent les habitants de quitter leur village pour se disperser dans le Djebel et plus particulièrement dans la Gaada. « C’est une position si inaccessible, qui est devenu proverbiale », écrit un chroniqueur(revue –Afrique p ;66-). Elle aurait aussi servi refuge aux Amours(Ouleds Mimoun Chéraga : Famille Nourrédine), menacés et traqué par l’Emir Abdelkader( Ballestier ; archive GG21H13).
En plein milieu d’El Gaada se trouve Enfous, difficile à pénétrer aussi. La Gaada du nord, Madna est plus inaccessible encore.
El Ghicha est à proximité et non sur la piste d’une route secondaire, qui entre dans la montagne par Foum Reddad. C’est le premier bureau militaire(1856) avec une centaine de maison(Daumas1844), cent cinquante maisons(Ballester 1856).
Les militaires français quittent El Ghicha pour s’établir à Aflou en 1859. Un Ksar très pauvre des Rhamna qui est une petite fraction des Ouleds Mimoun Chéraga. Il ne comptait que vingt maisons(Daumas 1844). Tombé en ruine , il a été remplacé par Boukhrof, que le général Yussuf démolit. Rebattit en 1860 et 1864, il a laissé place à Aflou. On ne trouve aucune trace de l’ancien village sur lequel, un abattoir a été construit. Le colon a quitté El Ghicha pour Aflou, parce que ce dernier regarde en direction du Tell(Tiaret). Les communications sont plus faciles(Sud/est et Nord/est). Situé à 1406m d’altitude, Aflou est plus froid qu’El Ghicha, mais le combustible y est plus dense, à portée de la main, grâce aux forets qui l’envahissent de tous les cotés. Les étés sont plus cléments qu’au sud de la Gaada.
Quelques familles Juives sont venu du Tell, de Ghardaia, de Laghouat, où ils ont laissé des parents(noms de : Patouche, ailleursSpotuche, Zénou, ancetres au Maroc, Attya et Layani : Ces renseignements sont donnés parmonsieur, El Raz Ben Sinou, à l’auteur Despois), pour s’installer à Aflou.
Le nombre devient croissant selon le développement de la ville : 1881 trois juifs, 1914 quatre cents, 1939 deux cents… Le nombreux décroît, vu la montée du Sionisme en Palestine, les évènement troublants de Sétifs(1945), Aurès(Novembre 1954). Les juifs quittent ainsi Aflou, où ils ne se sentent plus en sécurité, pour la Palestine(350 familles), Oran(05 familles), Alger(01 famille), quelques jeunes sont allés en France…
Dès 1902, Aflou commence à bénéficier de quelques structures indispensables aux habitants : - La mosquée(Remarquable par son minaret qui s’élève à pas moins de 15 mètres de hauteur: réalisé grâce au produit d’une collecte)
- Deux synagogues pour les juifs.






- Une église pour les catholique.- Une poste.

- Une justice(De paix et une autre coranique)- Un hôpital(Avec un ou deux médecins).
- Un brigadier des eaux et forets, une section de ponts et chaussées
- Un vaste groupe scolaire pour garçons, un autre pour filles.
- Deux établissements de bain. L’administration des finances et de l’élevage, avait son siège à Trézel(Sougueur), chef lieu de la commune mixte du Djebel Nador. Sidi Bouzid et El Ghicha, ont eu vu aussi se réaliser, des écoles françaises neuves, chez eux…Avant Aflou, avance t-on. 1915 : en mars, l’annexe d’Aflou devient commune indigènes.
1916 : En Janvier elle devient commune mixte.
1917 : Le 21 Mai, un arrêté a fractionné et groupé les tribus du Djebel Amour( les Ouleds mimoun Chéraga et Ghéraba ; les Ouleds Sidi Hamza et Taouiala ; les Ouleds Nacer- et non Naceur- et les Ouleds Sidi H’med Ben Said- qui retrouvent leur nom d’ensemble : Les Adjalet - ; les Ouleds Ali Ben Ameur et les Guémmata de la Gaada.)
1918, Aflou englobe le Bordj. Au coin de ce dernier, un boulevard parallèle à la rue de l’ancien marché, permet la construction de plusieurs maisons, tout le long des deux grandes rues.
1931, Aflou compte 2120 habitants, 2550 en 1936. Il décroît et arrive en 1954 à 1901 habitants, sur une superficie de 771 00 hectares.
1922, en Juin, Aflou a été rattaché au territoire civil du département d’Oran(Capitaine Hautier : Histoire de l’annexe d’Aflou, monographie de la commune mixte d’Aflou).
Les Ksours comme Taouialah, El Khadra, El Ghicha, Sidi Bouzid, constituaient un vrai dépôt d’orge et de blé, pour les nomades, ce qui assurait leur survie.
Les Ouleds Sidi Hamza, les Ouleds Sid Naceur, les Ouleds Sidi Bouzid , les Adjalets, sont dit purs arabes Chorfa : De pieux personnages arabes sont venus s’installer au Djebel Amour, seuls ou en famille, avec des compagnons entre le XIième et le XIIième siècle . Les occidents, en général Jean Despois, doute de leurs origines et avance qu’ils « …Se prennent pour des Chorfa , peut être uniquement, par désir de s’assimiler aux vainqueurs orientaux de langue arabe ou par prétention d’avoir pour ascendants des Marabouts, des Saints, ou de prétendre descendre du prophète Mohamed, certains d’origine marocain, ils innombrables en Afrique du Nord. C’est par les Idrissides fondateurs de la dynastie de Fès qu’ils disent remonter, allant jusqu’à Ali et son épouse Fatima Zohra, fille du prophète de l’Islam ». Evidemment les Chorfa du Djebel Amour le sont vraiment(On en parlera au troisième chapitre consacré aux arabes venu au Maghreb); ils ne parlent aucun dialecte, comme les berbères, leur arabe est pur, recherché.
* Les Ouleds Sidi Hamza ont pour ancêtres deux saints, Sidi Hamza et Sidi Ali Ben Ahmed, son oncle maternel et ami. Sidi Hamza descend d’un saint de la Hodna, Sidi Hamla. Il a pour descendant : Les Droura, les Ouleds Belgacem, les Ouleds Boucheniel, El Hedjadj, L’Kmeichet, D’Rabka. Sidi Ali Ben Ahmed a pour descendants : Les zérarta, les Khrerza. Leurs terres hérité de père en fils sont comme suit: A l’Ouest, à la limite du Djebel, du Sud ouest au Nord ouest, se succèdent de petites dépressions, la longe où se forme l’Oued Sebgag, la plaine dite El haoud, de part et d’autre d’Aflou. Celle-ci se prolonge par une large gouttière d’érosion sur les flans du synclinal perché au Djebel Gourou(1706m d’altitude). Chez les Ouleds Sidi hamza, les principales régions de céréale s’étendent sur la zone dite Feidja, Grara en bordure d’El Bayadh, à Bérida(La froide) et à la vallée de l’Oued Berkana, aux terres situées en aval des sources de Berbère, de Tamalaket et une partie du domaine de Lashaou. La descente au Sahara dite « La Hadra » se fait en trois ou quatre étapes.
Les Ouleds Sidi hamza gagnent le Sahara par leur capitale Taouiala (Avec El Khadra, sont sur la grande route de transhumance et de nomadisme : Said Otba, Arbaa, Ouleds Yagoub Zérara, Chaamba. L’eau y est assuré par le détournement de l’Oued) et le défilent par Oued El Melh, même chose pour une partie des Ouleds Mimoun Chéraga, notamment les Ouleds Tkhil, les Ksaoura, les Athamna…Ils ont déposé leurs grains à Tadjrouna et à Lelmaya qu’ils ne dépassent jamais avec leurs troupeaux. Le Douar des Ouleds Sidi hamza s’étend à la fois sur la zone Nord-ouest et sur la partie méridionale du Djebel Amour avec les Ouleds Ali Ben Ameur, les Ouleds Yagoub El Ghaba…Pour les Ouleds Sidi Hamza, le Sahara commence à Taouiala, soit à 3 km au Nord du pied méridionalde la montagne de Kef Mimouna.
Les Ouleds Sidi Hamza n’avait pas le prestige des Ouleds Mimoun Chéraga(Les Ouleds Daoud) qui ont commandé le Djebel du temps des Turc, jusqu’aux année 1950, ils possèdent moins de chevaux qu’eux(Ils sont classés, après les Ouleds Daoud : les H’Maza élèvent les chevaux et cultivent l’orge)…Mais grâce au Nord riche en eau de leur Douar, ils possèdent de nombreux bovins et ils ont d’assez bonnes récoltes de céréales. Leurs petits bétail relativement nombreux joint à la diversité du climat et du pâturage des zones Sud-est du Douar. Les femmes font et vendent de nombreux tapis(Deuxième place après les Ouleds Daoud). Peu d’ hommes Hamzis travaillent sur les chantiers d’Alfa. Ils achètent des dattes aux saharien de passage(Chaamba et Said Otba) et des fruit, surtout les grenades dont la peau est utilisée pour la teinte noire de leurs Khaimas(Tentes en laine et poile de chèvre) de toutes tailles, aux jardiniers de Taouiala et d’El Khadra. Seuls les Droura, les Drabka, les Ouleds Belgacem, les Hadjaj, avaient à l’époque encore quelques chameaux. La plupart des Ouleds Sidi Hamza sont resté aisé, à l’abri du besoin, grâce à leur sobriété naturelle à mesurer leur langage, héritée de leurs aïeuls dont la foi en Dieu est inébranlable… Jusqu’à présent, ils sont sujets à des médisances injustifiées, mal placées voire. Auxquelles ils n’attachent aucune importance. Ils sont abusivement qualifié d’amorphes, d’insensibles, de trop tolérants envers leurs filles qui sont réputées pour leur beauté inégalable et leur liberté. Confiance, bien placée, presque la majorité des habitants du Djebel Amour, ont des oncles maternels Hamzis. Les vieilles filles n’existent pas dans cette fraction arabe et musulmane…Il faut ajouter que certaines filles de certains Douars, sont interdites à d’autres. Les Hamzias ne sont interdites qu’à une seule fraction : les Ouleds Zirri, qui passent pour « frères » des Hamzi. Cette interdiction, finira, sans doute, au future par tomber.
* Les Ouleds Sidi Bouzid, ont pour ancêtre Sidi Bouzid qui a des descendants un peu partout en Afrique du Nord. Le village actuel est fondé par le saint lui-même. Il n’a ni remparts comme Taouiala, ni enceinte-refuge comme El Ghicha…Il est protégé par la Sainteté de son fondateur. Ce Chérif Idrisside est venu de Fès au début du XIIième siècle.
Les habitants du village descendent de ses fils : Ouleds Abdalah, Ouleds Ahmed, Ouleds Ali. Chaque année un vrai pèlerinage est organisé à la Zaouia Rahmania d’El Hamel(Sud-ouest de Bousaada). Les gens viennent de tous les coins du pays, notamment, les Bouazid, les Ouleds Djalal, à l’Ouest de Biskra, les Mokrane de la région de Bordj Arreiridj. Sidi Bouzid est en bordure du large passage de steppe qui sépare le mont des Ouleds Nails, du Djebel Amour et qui compte deux Ksars : Zénina et Tadjmout. Il est emprunté par les troupeaux de Larbaa. En 1955, les sources qui existaient au pied du village dont le débit était de 10 litres par seconde, se sont réduits, menaçant de sécheresse. A l’époque les terres n’étaient pas irriguées, la cueillette de l’Alfa ne dure pas plus de trois mois…il n’y a pas de tentes, pas d’échanges. Le travail de la laine, chez les femmes, n’existe pas comme dans les autres Douars. Les hommes et les familles émigrent au Tell et à Alger. En 1957, de récentes prospections, ont fait jaillir de nouvelles sources qui ont permis la création de nouveaux jardins(Une trentaine d’hectares) et le recasement d’une centaine de familles. Ils sont réputés à tort, hagards et rancunier. Au contraire, ils sont pieux, généreux et revendicateurs !
* Les Ouleds Sid Naceur, ont pour ancêtre un Saint nommé Sid Naceur, qui après des démelés avec les habitants de Laghouat Ksel, est allé chez « Lahrar» qui lui ont donné quatre épouses. Jusqu’en 1872, Aflou était le centre de l’annexe mixte du Djebel Amour. Quelques tribus détachées de Géryville(El Bayadh) lui ont été jointes : Laghouat Ksel, les Ouleds Sid Naceur, les Ouleds Sidi Tifour…Seuls les Ouleds Sid Naceur sont resté au Djebel Amour.
Sid Naceur est mort près de Oued El Gsab(Fleuve des roseaux) commune d’El Hadj Mechri, son tombeau près de l’Oued porte son nom. Le nombre de ses enfants est de vingt deux, quatorze sont morts en bas age, huit sont restés, ce sont : Salem ben Naceur(Dans le mont des Ouleds Nails), Ali nen Naceur(A Tunis), Moussa ben Naceur(A la Mitidja), Mohamed Ben Naceur, Mohamed surnommé Abi Djaneh(A Chlef), Barkat ben Naceur( Chezc les Chaouia), Omar ben Naceur(a béni Yagoub, chezles béni Meryan, une fraction étant aussi à Tlemcen), Abderahmane ben Naceur (Au Djebel Amour)… D’autre descendants honorés à Djebel Ksel, Timimoun. Ils sont réputés, abusivement, orgueilleux, malins et surtout bavards. En réalité, ils sont réservés, prêcheurs de bonne foi et surtout doté d’une certaine éloquence humoristique.
* Les Adjalates, Ouleds Sidi Brahim descendent de Sidi Adjel, venus de la Séguia El Hamra, le Rio de Oro, son petit fils Sidi Belgacem a pour descendants : Ouleds Ben gueloula, Ouleds Sidi Yahia, Ouleds Abdalah, Ouleds Tahar, Ouleds nacer, Ouleds El Aid, Ouleds ben Amar, les Derkaoui, les Ladidet. Le Douar de Sidi Brahim ne compte que ses descendants : Ouleds M’Rabet, Ouleds Said, Ouleds Meziane, Ouleds Abdelkader, Ouleds Bennada, Les Zérikat. Une grande partie des Adjalates, se trouve au Nord-ouest de Mascara. Leur territoire est situé au Nord et au Nord-ouest, en plein mer d’Alfa et la plaine d’El Ousekh( Ain Dheb). Leur pacage est exposé aux pluies, leur Dayas(Dépressions humides) sont plantées d’orge et de blé dur. Ils nomadisent sur leur propre territoire qui représente un rayon assez vaste(127 000 hectares). Ils sont réputés pour leur générosité, leur Méchoui, leur bon café et leur nervosité(Un Hanneton volant est susceptible d’être pris en chasse, si jamais il lui arrive de heurter un Adjali, s’amuse t’on à dire à leur sujet : ce qui prouve qu’ils ne se laissent pas facilement intimider).
* Les Ouleds Mimoun Chéraga(Ouest), comptent : Ouleds Daoud, Ouleds Adda, Ouleds Ferhat. Les premier ont le commandement du Djebel. Il leur a été reconnu par les Beys de l’Ouest: Mazouna, Mascara, Oran…Depuis 1956, leur influence a été freiné par l’arrivé du colon français. Ils ne se sont pas opposés à la domination et sont devenus, pour sauvegarder leur prestige Othomane, les alliers de la France. Ils se proclament Adjouads( Nobles : Pas pour leur appartenance consanguine aux Alaouites, pour leur race), sans rapport aucun avec les Chorfa, sauf : L’Islam et l’arabité…L’histoire de leur refus de combattre la France a sans doute ses raisons…
Ils sont réputés méchants, sans scrupule. En vérité, ils ont un sens très élevé de l’honneur avec un courage exceptionnel. Ils sont très bons avec leur voisins direct.
* Les Ouleds Belle, les Ouleds Mimoun Chéraga d’El Gaada se disent aussi Adjouad. Aucune réputation…
* Les G’mamta, existent au Djebel Amour au temps des romain, ils comptent : Les Ouleds Srour( Chez Ouled Yagoub El Ghaba), Ouleds Bouchiba, Ouleds FReiha, Ouleds Said, les Djbailates(Du Douar Ouled Ali Ben Ameur). Ils sont réputés pour leur sagesse et sont difficiles à convaincre.
*Les Ouleds Yagoub El Ghaba, avouent des origines divers.
Ils sont réputés pour leur savoir dans le domaine de la religion musulmane, ils ont pour concurrents les Bouazid : Tous deux ont contribué à l’instruction des habitants du Djebel. Premièrement dans les écoles coranique, ensuite dans les établissements scolaires presque dans tous les cycles, avant et après l’indépendance de l’Algérie. Les noms de familles réputés sont : Senoussi, Aouiffet, d’une part et Rahmani, Benhassine d’autre part.
* Les Ouleds Ali ben Ameur( Plutot : Ali ben Omor), ils se disent anciens alliés des Amour, parmis eux, les Ouleds Seddik qui sont de Djelfa(1878/1879). Réputé d’avoir un caractère instable, variable… A vrai dire, ils ressemblent beaucoup aux G’Mamta, aux Ouleds Sidi Hamza, ils ne se mettent en colère que quand, il n’est plus possible de se ressaisir. Quand ils sont poussé à l’extrême, ils agissent violemment et acceptent difficilement l’ arrangement.
Les Qçour
En dehors du centre d'Aflou qui s'est développé depuis l'administration française et a quelques 4.500 âmes, les qçours habités par les sédentaires n'ont guère qu'une population de 3.000 âmes, ce qui est peu pour les 35.000 habitants de la commune, dont la grande majorité, on le voit, vit sous la tente. Sans modifier le caractère essentiellement pastoral de l'économie du pays, les qçouriens n'en jouent pas moins un rôle important. Ils sont aux articulations, aux noeuds de passage, gardent les marchés et les gîtes d'étapes, cultivent les jardins qui produisent des légumes et des fruits, ont des ateliers d'artisans, des écoles coraniques et, depuis peu, des écoles françaises dont on attend beaucoup.


Ces villages semblent avoir été autrefois plus nombreux, Pour six qçour actuels, dont quatre seulement importants, on en connaît trente-cinq en ruines. Mais tous ne sont sans doute pas du même âge. Les plus anciens, bâtis sur des pitons, sont les souvenirs de la vieille économie du pays, avant la venue de nomades berbères zénètes, d'abord (Béni-Rached), puis arabes hilaliens. Les qçour suivants, construits généralement autour de la tombe d'un marabout d'origine confrérique, durent s'adapter à la vie des nomades auxquels ils fournirent des lieux de repos, d'échange et de plaisir ; n'ayant plus à craindre l'hostilité de ces nomades, ils s'établirent généralement, non plus sur des pitons, mais aux points d'eau, ou près des oueds alimentant des séguias d'irrigation. Ils furent construits avec soins, s'entourèrent de remparts pendant les périodes où cela était indiqué. Quand les Béni-Hilal remplacèrent les Béni-Rached, la différenciation s'accentua entre arabes nomades et qçouriens mélangés plus ou moins de berbères ; mais la stabilisation s'opéra avec l'échange de la protection contre les produits de cultures.
Après l'arrivée des Français, le centre d'Aflou grandit considérablement, mais la population des qçour resta à peu près stationnaire, alors que la population nomade passa d'environ 9.000 en 1886 à près de 3.000 aujourd'hui.
L'économie des qçour a des hauts et des bas, quoique moins brusques et moins brutaux que ceux qui éprouvent les nomades. Il y a une centaine d'années, les voyageurs signalaient chez les qçouriens une grande misère et un état sanitaire déplorable. Celui-ci s'est notablement amélioré et l'on ne voit plus guère ces signes de dégénérescence. L'excès de la population est allé surtout à Aflou, les riches pour y trouver du confort et des affaires, les pauvres pour y chercher du travail et des secours. L'établissement de la sécurité et le progrès économique ont profité d'abord, un temps, plus aux éleveurs qu'aux cultivateurs ; mais les hauts et les bas se répercutent finalement sur ceux-ci plus ou moins. Un changement de climat caractérisé par l'accentuation de la sécheresse a joué contre les cultivateurs des jardins ; avec régularité, tandis queles grandes crises déciment périodiquement les trou-peaux des éleveurs ; et la ruine de ceux-ci paralyse naturellement le commerce de ceux-là. Les éleveurs nomades pourront voir leur situation améliorée par les S.A.R. avec points d'eau, baignoires pour soigner les moutons malades, réserves fourragères et système d'assurance pour les temps difficiles. Ces améliorations retentiraient favorablement dans lesqçour où de meilleurs méthodes de culture et l'accroissement des irrigations se feront jour. On peut attendre des nouvelles écoles françaises, qu'on voit partout surgir, d'heureux résultats à cet égard.
De même que la nature offre, à côté de la lutte pour la vie, l'entr'aide mutuelle, moins spectaculaire mais non moins réelle et nécessaire, de même l'opposition nomades - sédentaires, sur laquelle on a tant insisté, se révèle aussi interdépendance et coopération où chacun trouve son intérêt.










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Laghouat, la porte du désert, est une magnifique oasis, qui possède un patrimoine riche et diversifié, naturel et culturel. allons a sa découverte

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